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La route en hiver

Les neiges routières et le verglas

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publié le 21 novembre 2016

  Les neiges routières

Il est important de savoir que la neige tombe et agit sur la route de diverses manières. Les techniciens routiers classent la qualité de la neige en chute selon son comportement sur la chaussée et sous le trafic.

Les 3 types de neiges routières sont :
La neige sèche
La neige humide
La neige mouillée

  La neige sèche

Une couche de neige à faible teneur en eau liquide n’adhère pas à la surface sèche. Cette neige est facilement déplacée par le vent en début de chute. Des serpentins se forment derrière les voitures, puis se soulèvent en nuage. Cette neige contient moins de 1% d’eau liquide.
Il n’est pas possible de faire une boule de neige.

  La neige humide

Une couche de neige à teneur en eau moyenne adhère très rapidement à la route. Elle se compacte vite sous les pneumatiques des véhicules. Ce type de neige contient entre 1 et 10% d’eau liquide.
Cette neige est idéale pour faire des boules.

  La neige mouillée

Une couche de neige à teneur en eau élevée n’adhère plus à la surface routière. Elle gicle sous la pression des pneumatiques sans pouvoir se compacter. Elle est progressivement éliminée. Très lourde, elle adhère par contre aux divers câbles et risque de les rompre. Cette neige contient plus de 10% d’eau liquide.
Avec cette neige, une boule libère de l’eau et devient très dure.

  Le verglas

Le verglas résulte de la congélation de l’eau à la surface d’un revêtement, c’est le phénomène le plus redouté des automobilistes. Ses conditions d’apparition sont variées en fonction des mécanismes de refroidissement de la surface et d’apport sur la chaussée (pluie, brouillard...).

Il existe 5 types de verglas qui se forment par :
- congélation d’eau préexistante
- condensation solide
- précipitation de brouillard givrant
- pluie sur sol gelé
- pluie en surfusion

  Congélation d’eau préexistante

La route est humide. Le refroidissement de la température de surface peut amener l’eau à geler avant qu’elle ne soit évaporée.
Le risque de verglas est plus important dans les zones abritées, à l’ombre et par faible trafic. La pellicule de verglas est fine, transparente et très difficile à détecter.

  Condensation solide

La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère vient se condenser sur une surface refroidie. Si la température est inférieure à 0°C, la route se couvre directement de cristaux solides blancs et cotonneux autrement appelés gelée blanche. Il peut y avoir accumulation de ce phénomène lors de passages successifs de températures positives et négatives. On trouve alors une couche dure très glissante sous la gelée blanche.

  Précipitation de brouillard givrant

Il faut 3 phénomènes concordants
- La température de l’air est inférieure à 0°C.
- Gouttelettes lourdes : le brouillard humidifie la route.
- La température de la route tombe sous 0°C.
Selon les cas, il se forme : un film de glace ou une petite couche de paillettes.

  Pluie sur sol gelé

La congélation est progressive. La perte d’adhérence est très importante. La pluie qui continue de tomber agit sur la glace et rend la route encore plus glissante. Si la précipitation se prolonge, la surface de la route se réchauffe progressivement, ce qui arrête le gel.

  Pluie en surfusion

L’eau surfondue est une eau sous forme liquide mais à température négative. Au moindre choc elle se transforme en une glace pure, très dure et sèche. En arrivant sur le sol, l’eau surfondue se transforme en couche de verglas. Ce verglas s’épaissit rapidement quelle que soit la température de surface sur la route. Cette couche s’accroche remarquablement au revêtement à température négative s’il n’est pas salé.

La prévision météorologique fine de ces deux derniers phénomènes est extrêmement délicate.