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Pourquoi avoir réorganisé ?

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publié le 26 novembre 2007

Des routes dites nationales mais d’intérêt local

La réforme est partie du constat qu’avec la constitution, ces trente dernières années, d’un réseau structurant d’autoroutes et de grandes liaisons principales, bon nombre de routes nationales ont perdu leur fonction d’écoulement du trafic de transit. Le réseau autoroutier compte en effet aujourd’hui près de 11 000 km d’autoroutes à péage et sans péage, soit 10 fois plus qu’il y a 30 ans.

L’Etat a transféré aux départements les routes nationales qui présentaient un intérêt local prédominant, soit environ 18 000 km de voies. Cela a eu notamment pour effet de rapprocher des utilisateurs le niveau de décision et ainsi d’assurer une meilleure gestion de proximité pour ces routes désormais départementales.

Un réseau routier national resserré

L’Etat conserve sous sa responsabilité le seul réseau structurant essentiel pour l’économie du pays. Ce réseau est notamment constitué des autoroutes et des routes qui accueillent les trafics à longue distance, et assurent la desserte des grandes métropoles régionales et des grands pôles économiques.

Le réseau routier national comporte désormais environ 20 000 km de routes nationales et d’autoroutes concédées et non concédées. Sa définition a fait l’objet d’une large concertation avec les départements durant le premier semestre de l’année 2005.

Une organisation qui n’était plus adaptée

Maintenir l’organisation des services routiers de l’Equipement dans le nouveau contexte résultant de la décentralisation était impossible. Cela aurait conduit à gérer le réseau national par petits bouts, à une échelle départementale totalement inadaptée. En effet, les équipes d’une DDE géraient en moyenne 300 km de RN et 3600 km de RD, soit 3900 km de voies très diversifiées. Après la décentralisation, elles n’auraient eu à gérer en moyenne que 120 km de RN.

Par ailleurs, cela aurait déstabilisé fortement, tant en matière d’exploitation que d’ingénierie, les équipes travaillant dans des services trop faiblement dimensionnés pour faire face à l’irrégularité des plans de charges, à la complexité croissante des dossiers nécessitant des expertises de plus en plus variées.